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l'Industrie
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Tableau |
Concerne |
1 |
Récipients de gaz du groupe 1 |
2 |
Récipients de gaz du groupe 2 |
3 |
Récipients de liquide du groupe 1 |
4 |
Récipients de liquide du groupe 2 |
5 |
Générateurs de vapeur |
6 |
Tuyauteries de gaz du groupe 1 |
7 |
Tuyauteries de gaz du groupe 2 |
8 |
Tuyauteries de liquide du groupe 1 |
9 |
Tuyauteries de liquide du groupe 2 |
Les équipements relevant de larticle 3 § 3
Les équipements sous pression qui présentent des risques très faibles, tels que les briquets à gaz, les tuyauteries de faible diamètre, ..... sont seulement soumis aux dispositions du paragraphe 3 de larticle 3 de la directive. Le fabricant doit simplement respecter les "règles de lart" et fournir, si nécessaire, les instructions dutilisation.
Aucune exigence technique nest imposée, aucun dossier particulier nest à constituer.
Ces produits ne portent pas le marquage CE (au titre de la directive "équipements sous pression"), mais ils peuvent tout de même circuler librement au sein de lUnion européenne.
EXEMPLE Quelle est la catégorie de risque dun réservoir de stockage de propane de 500 l ?
1- Daprès les définitions de larticle 1er, un tel équipement est défini comme "récipient"
Notes : "récipient" : une enveloppe conçue et construite pour contenir des fluides sous pression, y compris les éléments qui y sont directement attachés jusquau dispositif prévu pour le raccordement avec dautres équipements. Un récipient peut comporter un ou plusieurs compartiments.
2- Le propane est un gaz liquéfié très inflammable. Ce fluide est classé dans le groupe 1 en application de larticle 8.
Notes: Le groupe 1 comprend les fluides définis comme étant : explosifs ; extrêmement inflammables ; facilement inflammables ; inflammables (lorsque la température maximale admissible est à un température supérieure au point déclair) ; très toxiques ; toxiques ; comburants.
3- Dans larticle 3, cest donc le point 1.1.a.1er tiret qui sapplique
Notes : Article 3 : Exigences techniques
Les équipements sous pression énumérés aux points 1.1, 1.2, 1.3, 1.4 doivent satisfaire aux exigences essentielles énoncées à lannexe 1 :
1.1 Les récipients, à lexception de ceux visés au point 1.2, prévus pour :
a) des gaz, des gaz liquéfiés, des gaz dissous sous pression, des vapeurs ainsi que les liquides dont la pression de vapeur, à la température maximale admissible, est supérieure de 0,5 bar à la pression atmosphérique normale (1013 mbar), dans les limites suivantes :
- pour les fluides du groupe 1, lorsque le volume est supérieur de 1 l et le produit PS-V est supérieur à 25 bar.L, ainsi que lorsque la pression PS est supérieure à 200 bar (annexe II, tableau 1).
4- Ce point renvoie au tableau 1 de lannexe II
5- Ce tableau prévoit quun récipient de volume 500 l et de pression maximale de service 15 bar (PS.V= 7 500) entre dans la catégorie IV.
Les exigences essentielles
Les exigences essentielles fixées dans lannexe I de la directive sont obligatoires. Elles sont principalement exprimées de manière qualitative en termes dobjectifs généraux. Seules quelques valeurs numériques sont fixées dans le chapitre 7 de cette annexe (coefficient de sécurité, surcharge dépreuve,etc.). Le fabricant nest pas tenu de respecter ces valeurs sil peut justifier de la mise en oeuvre de dispositions appropriées permettant dobtenir un niveau de sécurité global équivalent.
Notes : Les exigences essentielles ne concernent que les équipements des catégories I, II, III et IV. Les équipements visés par larticle 3 § 3 (voir page 8) ne sont pas soumis à ces exigences.
Les principales exigences peuvent être résumées de la manière suivante :
Conception
Les équipements sous pression doivent être "correctement conçus" pour supporter des charges correspondant à lusage envisagé dans des conditions raisonnablement prévisibles. Cette conception doit être fondée sur une méthode de calcul. Une méthode expérimentale peut aussi être utilisée sous certaines conditions.
Des dispositions doivent être prises pour assurer la sécurité de la manutention et du fonctionnement : dispositifs de fermeture et douverture, soupapes de sécurité, etc ...
Léquipement doit permettre les inspections nécessaires à la sécurité (orifices daccès ).
Les risques de corrosion, dabrasion, etc ... sont également prendre en compte.
Fabrication
Les procédés dassemblage permanent (en particulier le soudage) ainsi que les opérateurs doivent être qualifiés. Pour les équipements des catégories II, III et IV, cette qualification doit être prononcée par un organisme notifié ou une "entité tierce partie reconnue", désignée selon la même procédure que les organismes notifiés.
Les essais non destructifs, doivent être réalisés par du personnel qualifié. Pour les équipements des catégories III et IV, ce personnel doit être certifié par une "entité tierce partie reconnue" ; en France il devrait sagir de la COFREND.
Les équipements doivent être soumis à une vérification finale destinée à sassurer du respect de la directive. Ce contrôle comprend, en principe, un examen de léquipement et des documents de fabrication ainsi quune épreuve hydraulique. Cette épreuve hydraulique doit normalement être effectuée à une pression au moins égale à 1,43 fois la pression maximale de service et être réalisée individuellement, sauf pour les équipements de la catégorie I, pour lesquels un essai statistique est admis. De manière générale, le fabricant est tenu de réaliser cette vérification ; selon les modules dévaluation de la conformité appliqués, la présence dun organisme notifié ou sa surveillance peuvent être requises.
Voir fiche 20, fiche 28, fiche 30, fiche 33, fiche 36.
Matériaux
Les matériaux utilisés doivent posséder des "caractéristiques appropriées", une résistance chimique suffisante, ne pas être sensibles au vieillissement, etc,...
Le respect de la directive peut être assuré :
- par lemploi de matériaux conformes aux normes harmonisées.
- par lemploi de matériaux ayant fait lobjet dune "approbation européenne de matériaux", selon la procédure particulière définie à larticle 11 de la directive,
- par une évaluation particulière de matériaux, qui doit alors être réalisée par un organisme notifié pour les équipements de catégorie III et IV.
Les matériaux doivent être accompagnés dun document de contrôle établi par le producteur de matériaux. Pour les équipements des catégories II, III et IV, ce document doit être un certificat de contrôle spécifique (voir fiche 12 et fiche 38).
Instructions et marquage
Outre le marquage CE, les équipements sous pression doivent porter un marquage comprenant les informations essentielles nécessaires à lidentification du fabricant, de léquipement et à la sécurité : volume, pression dépreuve, etc,...
Les équipements doivent également être accompagnés dune notice dinstructions (voir fiche 21) destinée à lutilisateur contenant toutes les informations utiles à la sécurité lors de son utilisation, ainsi que les conditions d installation et de maintenance.
| Acier non austénitique laminé | Min (Re/1,5 ; Rm/2,4 ) |
| Acier austénitique si A% > 30 % | Re/1,5 |
| Acier austénitique si A% > 35 % | Min (Re/1,2 ; Rm/3 ) |
| Acier moulé | Min (Re/1,9 ; Rm/3 ) |
| Aluminium | Re/1,5 |
| Alliages daluminium (non trempés) | Min (Re/1,5 ; Rm/2,4 ) |
Lemploi de matériaux non cités nest pas exclu. Ces valeurs sont applicables en règle générale. Dautres valeurs peuvent être utilisées, en justifiant dun niveau de sécurité global équivalent. |
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Les exigences essentielles sont impératives. Toutefois, leur formulation en termes dobjectifs généraux peut rendre lappréciation de leur respect difficile. Bien que possible en théorie, il peut savérer difficile pour un fabricant de démontrer directement quil respecte ces exigences.
Des normes européennes sont donc élaborées, parallèlement à la directive, pour traduire les exigences essentielles en spécifications techniques détaillées. Ces normes européennes sont mises au point par lensemble des acteurs économiques, au sein du Comité européen de normalisation (CEN), où la France est représentée par lAFNOR.
Certaines normes européennes, appelées normes harmonisées, sont reconnues comme ayant valeur de présomption de conformité aux exigences de la directive. Leurs références sont publiées au Journal officiel des Communautés européennes.
Ces normes harmonisées ne sont pas obligatoires mais elles constituent un "mode de preuve" privilégié pour démontrer la conformité dun équipement à la directive . Les fabricants ont tout intérêt à recourir à ces normes harmonisées.
Lensemble de ces normes européennes ne sera peut-être pas disponible lors de lentrée en application de la directive. Mais, afin de fournir aux fabricants une base technique solide leur permettant de produire des équipements sous pression conformes à la directive et acceptables par les organismes notifiés, le CODAP et le CODETI sont en cours de révision pour être en accord parfait avec les exigences essentielles et les procédures dévaluation de la conformité de la directive.
Afin de vérifier le respect des exigences essentielles de la directive, les équipements sous pression doivent être soumis, avant leur mise sur le marché, à des procédures dévaluation de la conformité.
Les procédures à suivre sont explicitées dans larticle 10 de la directive et son annexe III, en fonction de la catégorie de chaque équipement sous pression, sous forme de 13 modules différents dénommés par une lettre majuscule (A à H1). Certains de ces modules portent uniquement sur la conception de léquipement, dautres uniquement sur la fabrication ; certains sont adaptés à une production de série, dautres à une production à lunité. Enfin, certains modules impliquent que le fabricant ait mis en place un système dassurance de la qualité. Il appartient au fabricant de choisir le module ou les modules à appliquer en fonction de son type de production parmi les diverses possibilités proposées par la directive pour la catégorie de risque de léquipement (voir fiche 17).
Le module A, à utiliser uniquement pour les équipements de catégorie I, consiste en une déclaration de conformité par le fabricant lui-même, qui atteste, sous sa seule responsabilité, du respect de la directive. Le fabricant doit constituer un dossier justificatif et le tenir à la disposition des autorités de contrôle des Etats, mais aucune intervention dun organisme notifié nest requise.
Pour tous les autres modules, et donc pour les équipements de catégorie II, III et IV, une intervention dun organisme notifié est obligatoire. (voir fiche 32 sur les modules)
NOTE : Pour les modules A1, C1, F et G, larticle 13 de la directive autorise lintervention du service dinspection de lutilisateur à la place dun organisme notifié. Ce service doit respecter certaines conditions ; il est désigné et surveillé par un Etat-membre. Les équipements correspondants ne portent pas le marquage CE.
En principe, la directive sapplique aux équipements sous pression considérés individuellement. Chaque équipement (récipient, tuyauterie, dispositif de sécurité,etc....) fait lobjet de procédures distinctes et porte individuellement le marquage CE (voir fiche 45).
La directive a toutefois prévu que plusieurs équipements sous pression assemblés par un même fabricant pour former un "tout" intégré et fonctionnel, peuvent faire lobjet dun examen global, et dun marquage CE global sous la forme dun "ensemble".
Les chaudières doivent toujours faire lobjet dun tel examen global.
Module A : contrôle interne de la fabrication
Le fabricant déclare la conformité de léquipement et tient à disposition un dossier justificatif à disposition. Aucune intervention dun organisme notifié
Module A1 : contrôle interne de la fabrication avec surveillance de la vérification finale
En plus du module A, une supervision de la vérification finale est effectuée par un organisme notifié sous forme de visites inopinées.
Module B : examen CE de type
Ce module concerne uniquement la conception de léquipement.
Le fabricant soumet un dossier technique de conception et des exemplaires représentatifs de la production à un organisme notifié.
Lorganisme notifié étudie le dossier, réalise des essais, et délivre une attestation dexamen CE de type.
Module B1 : examen CE de conception
Identique au module B, mais lexamen de la conception par lorganisme notifié est réalisée uniquement sur dossier (voir fiche 19).
Lorganisme notifié délivre une attestation dexamen CE de conception.
Module C1 : conformité au type
Ce module concerne uniquement la phase de fabrication.
Le fabricant déclare la conformité de léquipement au type approuvé.
Une supervision de la vérification finale est effectuée par un organisme notifié sous forme de visites inopinées.
Module D ou D1: assurance qualité production
Ces modules concernent uniquement la phase de fabrication
Le fabricant met en place un système dassurance de la qualité conforme à la norme ISO 9002
Lorganisme notifié évalue par des audits ladéquation du système dassurance qualité pour les fabrications prévues, puis en assure la surveillance (voir fiche 16).
Module E ou E1 : assurance qualité produits
Identique aux modules D ou D1, mais le système dassurance qualité peut être seulement conforme à lISO 9003 (voir fiche 16).
Module F : vérification sur produits
Ce module concerne uniquement la phase de fabrication.
Lorganisme notifié contrôle individuellement chaque équipement pour vérifier la conformité au type. Il établit une attestation de conformité.
Module G: vérification CE à lunité
Lorganisme notifié contrôle individuellement la conformité de chaque équipement, aussi bien en ce qui concerne sa conception, que sa fabrication. Il établit une attestation de conformité.
Module H : assurance qualité complète
Le fabricant met en place un système dassurance de la qualité conforme à la norme ISO 9001
Lorganisme notifié évalue par des audits ladéquation du système dassurance qualité pour les fabrications prévues, puis en assure la surveillance. Pour des fabrications à lunité, il réalise également lépreuve finale (voir fiche 15 et fiche 16).
Module H1 : assurance qualité complète avec contrôle de la conception et surveillance particulière de lessai final
Le fabricant met en place un système dassurance de la qualité conforme à la norme ISO 9001
Lorganisme notifié évalue par des audits ladéquation du système dassurance qualité pour les fabrications prévues, puis en assure la surveillance. Il procède également à un examen de la conception et supervise la vérification finale.
La présente brochure na pas lambition de répondre à toutes les questions particulières que peut se poser un industriel. Ces réponses ne sont dailleurs pas uniques et dépendent de la situation propre à chaque industriel, de ses produits, de son mode de fabrication, de ses marchés, etc. Cest à chacun, individuellement, dengager une démarche pour se préparer à lapplication de la directive. Les questions suivantes peuvent guider une telle réflexion.
| Mes produits entrent-ils dans le champ dapplication de la directive ? |
| Dans quelle catégorie de risque ? |
| Quels sont les modules dévaluation de la conformité qui peuvent sappliquer à mes produits ? |
| Quel est le module qui correspond au mieux à mon activité ? |
| Ny a til pas dautres directives à appliquer ? |
| Nai je pas intérêt à engager une démarche dassurance de la qualité ? |
| Quelles sont les normes européennes harmonisées (déjà adoptées, en préparation,etc.) qui concernent mes produits ? |
| Quels sont les Comités techniques, les groupes de travail où ces normes se préparent ? |
| Comment puis-je avoir accès à ces travaux ? |
| Les dispositions de la directive ou des normes peuvent-elles induire des modifications techniques de mes produits ? |
| Quel sera limpact (technique, économique ) de ces modifications ? |
| A défaut de norme européenne, quelle référence technique puis-je utiliser ? |
| A quelle échéance obtenir le marquage CE ? |
| Ai-je intérêt à lobtenir avant quil ne soit obligatoire ? |
| Quel sera limpact de louverture des frontières sur mes marchés |
| Quelle sera lattitude de mes donneurs dordre ? |
| Y a-til de nouvelles opportunités de marché à saisir ? De nouveaux concurrents à redouter ? |
Tous les organismes qui ont contribué à lélaboration de cette brochure se tiennent à votre disposition pour des renseignements complémentaires à propos de la réglementation européenne des équipements sous pression.
Administration :
- Au niveau national, Ministère de lIndustrie, Sous-direction de la sécurité industrielle,
22 rue Monge, 75005 PARIS tél : 01 43 19 51 51 fax : 01 43 19 52 44
- Au niveau local, les directions régionales de lindustrie, de la recherche et de lenvironnement (DRIRE).
Syndicats professionnels :
- FIM (Fédération des industries mécaniques )
39-41 rue Louis Blanc 92038 Paris La Défense Tél : 01 47 17 60 00Fax : 01 47 17 62 77
- SNCT (Syndicat national de la chaudronnerie, de la tolerie et de la tuyauterie industrielles)
39-41 rue Louis Blanc 92038 Paris La Défense Tél : 01 47 17 62 73 Fax : 01 47 17 62 77
- UNICLIMA ( Syndicat du matériel frigorifique )
39-41 rue Louis Blanc 92038 Paris La Défense Tél : 01 47 17 62 92 Fax : 01 47 17 64 27
Organismes de contrôle :
- GAPAVE (Groupement des APAVE)
191, rue de Vaugirard, 75015 PARIS tél 01 45 66 99 44 fax 01 45 67 90 47
- Bureau Véritas, 17bis place des reflets, cedex 44, 92077 Paris La Défense
Tél : 01 42 91 52 91 Fax : 01 42 91 53 72
- ASAP (Association pour la sécurité des appareils à pression) Tour Aurore, 18 place des Reflets, 92975 Paris La Défense tél : 01 47 78 51 01 fax : 01 47 78 61 50
Organismes de normalisation :
- AFNOR (Association française de normalisation)
Tour Europe 92049 Paris La Défense tél 01 42 91 55 55 fax 01 42 91 56 56
- UNM (Union de normalisation de la mécanique)
39-41 rue Louis Blanc 92038 Paris La Défense tél : 01 47 17 67 67 fax : 01 47 17 67 99
Centres techniques :
- CETIM (Centre technique des industries mécaniques),
52, avenue Félix Louat BP 67, 60304 SENLIS Tél : 03 44 58 33 41 Fax : 03 44 58 32 60
- Institut de Soudure, ZI Paris Nord II, 90 rue des Vanesses, 93420 VILLEPINTE
Tél : 01 49 90 36 00 Fax : 01 49 90 36 54